G U Y N O V E L L I FR
ACTUALITES A PROPOS GALERIE CONTACT ACCUEIL / EN
A P R O P O S D E G U Y N O V E L L I

 

 

 "... le Paravent - limite fragile et mouvante entre deux mondes - qui possède à la fois la présence d'une sculpture et la profondeur d'une peinture..."

 

Guy Novelli a reçu une double formation artistique occidentale et orientale grâce à des études aux Beaux Arts de Paris et de Kyoto. Imprégné de deux mondes différents mais compatibles, il s'efforce au travers de ses œuvres d'être un pont entre deux cultures, ceci n'étant possible que par une lente et profonde intériorisation. Sculpteur, il se tourne désormais vers toutes les occasions de mettre sa création au service d'une harmonie entre les gens et les choses, dépassant les clivages traditionnels des arts nobles et des arts appliqués.. Le métal prend vie. L'or, le cuivre, le zinc sont ses matières préférées non pas pour leur richesse mais aussi pour leur capacité à changer et à vivre avec la lumière. L'utilisation du verre apparaît comme une évidence au sein de ses travaux. Ses oeuvres sont exposées régulièrement en Europe et au Japon. À l’origine de toute sculpture, il a toujours des encres de chine sur papier blanc, inspirées directement de formes végétales, et qu'il appelle ses " dessins ". Dans le jardin qu’il cultivait depuis vingt ans derrière son atelier – hortensias, bambous, lauriers-palmes, valérianes, et autres essences foisonnantes où vivent ses sculptures –, il exécutait des dessins très rapides pour " saisir ce qui passe dans le regard, saisir la nature ou son esprit ". Ce n’est pas une calligraphie, mais un rapport d’échanges entre le modèle et sa représentation, source de " plaisir et de joie ".

 

 

 

 

 " J’ai un rapport poétique de dialogue entre la fleur, le geste, et les maladresses qui surviennent, la forme simplifiée et sa source cachée. " La transcription du dessin sur les « aciers communs et épais » est très longue, mais elle lui conserve toute sa spontanéité, son énergie première. Les noirs donnent les formes des découpes de l’acier, les blancs se transforment en vides. Travail ardu qui doit « faire que le dessin gagne sur la fonction, à l’opposé du design ». « Ma démarche est d’aller chercher, non pas le beau, mais le vivant. C’est un devoir de rendre vivant son art, de rester toujours vivant, de respecter le vivant ". La coloration vient ensuite par application de cuivre sur différents métaux et par « les rouilles qui viennent lui donner vie ». Le dessin de départ guide là encore l’écriture des gris et des couleurs chaudes, les rapports de brillance, de matité et de transparence ; le léger volume du dessin « prend les lumières ». Par économie de moyens, le contraste obtenu tend vers la richesse des argents et des ors. Guy Novelli aime aussi " le rapport aux saisons " qui organise le travail et détermine la coloration finale. Les paravents sont préparés en été pour être oxydés l’hiver au jardin, par le temps et les éléments. La patine s’obtient au bout de six mois, durée variable selon les couleurs souhaitées.

 

 "... vers toutes les occasions de mettre sa création au service d'une harmonie entre les gens et les choses, dépassant les clivages traditionnels des arts nobles et des arts appliqués..."
 Projection d’ombres, effet de miroirs, la lumière oblige à de nouvelles lectures qui nourrissent la méditation et la sérénité. " Une œuvre d’aspect complexe et très animé repose les gens plus qu’une œuvre plate. C’est un monde qui n’est pas défini, qu’on découvre en bougeant. C’est vous qui faites bouger l’œuvre. Le paravent est une membrane. Je le ressens comme une séparation entre deux mondes, entre visible et invisible, ce qu’on sait et ce qu’on ne sait pas. Si on ne part pas de cette démarche métaphysique au départ, cela ne vaut pas la peine. On ne peut pas tricher sinon cela devient de la décoration ".

 

ACCUEIL ACTUALITES
G U Y N O V E L L I
A PROPOS GALERIE
CONTACT MENTIONS LEGALES